Teke Teke : La Légende Urbaine qui vous coupera les jambes
- DAI YOKAI
- 11 janv.
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 7 jours
Si vous entendez un bruit étrange la nuit, comme un claquement rapide sur le bitume (Teke... Teke... Teke...), ne vous retournez pas. Courez. Car même si vous êtes en voiture, elle peut vous rattraper.
Bienvenue dans l'horreur moderne avec le Teke Teke, l'esprit vengeur le plus rapide et le plus violent des légendes urbaines japonaises. Loin des temples et des Yokai traditionnels, ce monstre hante les gares et les ruelles sombres.
Pourquoi ce nom ? C'est le bruit que font ses coudes lorsqu'elle rampe sur le sol à une vitesse inhumaine pour vous attraper.
Teke Teke L'Histoire Tragique : Une mort sur les rails
Comme souvent au Japon, tout part d'une tragédie. La légende raconte l'histoire d'une jeune écolière (souvent nommée Kashima Reiko), victime de harcèlement scolaire ou d'un accident malheureux. Tombée sur les rails d'une gare ferroviaire, elle fut coupée net en deux au niveau de la taille par un train qui arrivait.
Mais sa colère et sa haine étaient si fortes qu'elle ne mourut pas tout à fait. Elle revint sous la forme d'un Onryō (esprit vengeur), cherchant ses jambes manquantes. Depuis, elle erre la nuit avec seulement la moitié supérieure de son corps, se déplaçant sur ses mains ou ses coudes, armée d'une faux ou de ses griffes.
Impossible de lui échapper
Ce qui rend le Teke Teke terrifiant, c'est l'inéluctabilité. Malgré l'absence de jambes, elle est surnaturellement rapide. On dit qu'elle peut courir (ou ramper) jusqu'à 150 km/h. Si elle vous attrape, son but est simple et macabre : elle vous coupe en deux au niveau de la taille pour que vous lui ressembliez.
Le lien avec les esprits traditionnels
Bien que ce soit une légende moderne (apparue après la Seconde Guerre mondiale avec l'essor des trains), le Teke Teke puise ses racines dans le folklore ancien. Elle est une manifestation de la "Femme Vengeresse", une figure classique que l'on retrouve dans le théâtre Noh avec le masque Hannya. Comme le Hannya, elle représente une obsession (ici la haine) qui transforme l'humain en monstre. Elle prouve que le folklore japonais n'est pas mort : il évolue avec son temps.

Une star du cinéma d'horreur (J-Horror)
Cette légende est si populaire qu'elle a inspiré de nombreux films d'horreur (comme le film Teke Teke de 2009) et apparaît régulièrement dans les mangas d'horreur (comme ceux de Junji Ito). Elle fascine car elle touche à une peur très urbaine : l'accident de train et l'agression nocturne.
FAQ sur la légende urbaine Teke Teke
Qui est Teke Teke dans le folklore japonais ?
Teke Teke est une légende urbaine japonaise qui raconte l’histoire d’une jeune fille coupée en deux par un train.
Revenue en Onryō, un esprit vengeur, elle erre la nuit en recherchant ses jambes perdues et de nouvelles victimes.
Pourquoi s’appelle-t-elle « Teke Teke » ?
Son nom vient du bruit sec et répétitif que font ses coudes ou ses mains sur le sol lorsqu’elle rampe à toute vitesse.
Ce son « Teke… Teke… » serait le dernier avertissement avant qu’elle ne vous rattrape et vous coupe en deux.
Peut-on vraiment échapper à Teke Teke ?
La légende dit qu’elle se déplace à une vitesse inhumaine, parfois jusqu’à 150 km/h, même sans jambes.
Dans les récits, si elle vous a repéré, il est presque impossible de lui échapper : son but est de vous mutiler pour que vous lui ressembliez.
Quel est le lien entre Teke Teke et les autres esprits japonais ?
Teke Teke est une version moderne de la « femme vengeresse », proche des Onryō des contes anciens.
Comme le masque Hannya ou Kuchisake Onna, elle incarne une émotion poussée à l’extrême, ici la haine et la rancœur.
Pourquoi cette légende est-elle encore populaire aujourd’hui ?
Elle mélange peurs modernes (trains, villes, nuits désertes) et codes classiques de l’horreur japonaise.
On la retrouve dans les films de J-Horror et les mangas, ce qui continue de nourrir son aura terrifiante auprès des nouvelles générations.
Si Teke Teke te fascine, tu es déjà du côté des esprits. La prochaine étape, c’est d’inviter un visage d’horreur japonaise à garder ton repaire.





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