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Journal Dai Yokai

Trophées BITS 2026 : 21 masques japonais faits main


Pour le Besançon International Tattoo Show 2026, j'ai fabriqué 21 masques-trophées faits main. Sept catégories de concours, trois prix par catégorie, et deux mois pour tout sortir : impression 3D PETG, ponçage, peinture, vernis, cadres bois et plaques gravées. C'était la première fois que Dai Yokai créait des trophées pour une convention, et de loin la plus grosse commande que l'atelier ait traitée. Voici comment c'est arrivé et comment ça s'est passé.

21 masques-trophées Dai Yokai fabriqués pour le Besançon International Tattoo Show 2026
Mes 21 masques-trophées faits main, fabriqués pour le Besançon International Tattoo Show 2026.

Comment c'est arrivé

Tout est parti d'une proposition lancée à moitié sérieusement. Lors d'un échange avec Jean-Marc Bassand, fondateur du BITS et de la Lille Tattoo Convention, j'ai glissé qu'il pouvait penser à moi s'il avait un jour besoin de trophées. Dans ma tête, je visais l'édition suivante, dans un an. Il m'a répondu qu'il lui manquait justement des trophées pour l'édition de Besançon, et qu'il revenait vers moi la semaine d'après. Finalement, ce ne serait pas quelques masques, mais 21.

Le Besançon International Tattoo Show est l'une des plus grosses conventions de tatouage en France. Sa 13e édition a réuni plus de 270 tatoueurs internationaux et environ 10 000 visiteurs à Micropolis les 21 et 22 mars 2026. L'affiche de cette édition rendait hommage à l'irezumi japonais, ce qui rendait la collaboration d'autant plus cohérente.

Pourquoi des masques plutôt que des coupes

Les conventions utilisent en général des trophées classiques : coupes, plaques, statuettes. Je voulais éviter l'effet coupe générique. Le lien entre masques japonais et tatouage irezumi est naturel : Hannya, Kitsune, Oni et dragons sont des motifs centraux du tatouage japonais traditionnel. Chaque trophée devait donc rester une vraie pièce Dai Yokai, peinte à la main, en lien direct avec l'univers visuel des tatoueurs présents, et non un objet jetable rangé dans un placard après l'événement.

Les 7 catégories et leurs masques

J'ai associé chaque modèle à l'esprit de sa catégorie.

CatégorieMasque
Best of Japanese CultureKitsune traditionnel
Best of Traditional JapaneseHannya traditionnel
Best of EthnicHannya Kezurata (texturé, inspiré du kintsugi)
Best of RealismDragon (écailles et complexité)
Best of BlackworkHannya Wood (finitions or sur fond sombre)
Best of OrnementalNew Kitsune
Best of Neo-TraditionalOni

Le choix n'était pas aléatoire : le Kitsune traditionnel pour la catégorie culture, l'un des masques les plus reconnaissables du folklore ; le Dragon pour le réalisme, dont les écailles récompensent la précision technique ; la Hannya Wood pour le blackwork, dont le contraste or sur sombre fait écho à ce style.

Fabriquer 21 trophées en deux mois

Chaque masque suit le processus habituel de l'atelier, mais multiplié par 21. L'impression PETG prend de 6 à 26 heures selon le modèle, le ponçage se fait à la main grain par grain, la peinture acrylique s'applique en plusieurs couches avec séchage entre chaque passe, et le vernis final protège la pièce. La vraie difficulté d'une série, c'est la gestion du flux : pendant que trois masques sèchent, deux impriment et quatre sont en ponçage. L'atelier, et mon salon, ont ressemblé à une petite chaîne de production pendant deux mois.

Faute de temps pour fabriquer les supports, j'ai acheté des cadres bois poncés et peints en noir mat, et gravé chaque plaque en laiton au laser (graveur xTool) avec la catégorie, la place et le nom de l'événement.

Ce que ça a changé pour Dai Yokai

Avant la remise, j'avais une vraie pression : imposer un style à des tatoueurs primés, ce n'est pas anodin. J'ai pu rencontrer chaque gagnant, et l'accueil a été unanime. Plusieurs m'ont dit qu'ils accrocheraient le masque dans leur studio, ce qui est exactement l'idée d'un trophée qui vit après l'événement. Au-delà de la satisfaction, cette commande a transformé l'organisation de l'atelier : passer de l'unité à une série a obligé à systématiser le flux, anticiper les séchages et gérer les stocks autrement.

Et elle a ouvert une voie nouvelle : le masque-trophée sur mesure pour les événements professionnels du tatouage et de la culture japonaise. Merci à Jean-Marc Bassand, à Anna Grenouillet et à toute l'équipe du BITS pour la confiance, et à Chanokaze pour le soutien sur ce défi.

Questions fréquentes

Combien de trophées Dai Yokai a fabriqué pour le BITS 2026 ?

21 masques-trophées au total, répartis en 7 catégories de concours avec trois places (1er, 2e, 3e) par catégorie, chaque place correspondant à une taille de masque différente.

Quels modèles de masques ont servi de trophées ?

Sept modèles : Kitsune traditionnel, Hannya, Hannya Kezurata, New Kitsune, Dragon, Nekomata et Hannya Wood, chacun associé à la catégorie de concours correspondante.

Combien de temps a pris la fabrication ?

Deux mois complets, de la commande à la livraison à Micropolis : impression 3D PETG, ponçage, peinture, vernissage, cadres bois et gravure laser des plaques.

Peut-on commander des masques-trophées sur mesure pour un événement ?

Oui. Depuis cette collaboration avec le BITS, Dai Yokai crée des masques-trophées sur mesure pour les conventions tatouage, festivals et événements culturels. Contact via daiyokai.com.

Voir une collection de masques japonais faits main.

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