Ibaraki-dōji est un Oni du folklore japonais, connu comme compagnon de Shuten-dōji. Watanabe no Tsuna lui tranche un bras, puis l’Oni revient sous une apparence humaine pour le récupérer. Cette trame commune existe sous plusieurs formes qui ne racontent pas exactement le même lieu, la même origine ni le même personnage.
Qui est Ibaraki-dōji ?
Ibaraki-dōji (茨木童子) appartient au cycle du mont Ōe. Il est généralement présenté comme un subordonné important ou un proche compagnon de Shuten-dōji et de son groupe d’Oni. Les récits ne permettent pas d’en faire une personne historique ni de fixer une biographie unique.
Le nom dōji signifie « enfant » ou « jeune garçon », mais il figure aussi dans le nom d’autres êtres démoniaques. Il ne suffit pas à établir l’âge, l’apparence ou le genre d’Ibaraki dans toutes les œuvres.
Ibaraki-dōji est-il né humain ?
Plusieurs traditions régionales lui donnent une enfance humaine. La ville d’Ibaraki, dans la préfecture d’Osaka, conserve le récit d’un enfant recueilli par un barbier avant sa transformation. Un document culturel de la ville le présente comme une tradition locale, pas comme l’origine universelle du personnage.
La ville d’Amagasaki raconte une autre naissance à Higashi Tomimatsu, avec un enfant abandonné puis recueilli par Shuten-dōji. Son récit municipal ajoute même un retour auprès des parents malades. Ces versions montrent une mémoire locale plurielle, pas deux preuves biographiques compatibles.
Quel est son lien avec Shuten-dōji ?
Dans le cycle du mont Ōe, Minamoto no Yorimitsu et ses compagnons affrontent le groupe de Shuten-dōji. Ibaraki échappe à sa destruction dans de nombreuses versions. Le musée préfectoral d’Histoire de Hyōgo relie clairement Ibaraki-dōji au groupe et aux guerriers de Yorimitsu.
Une relation amoureuse avec Shuten-dōji relève d’interprétations artistiques ou modernes. Les notices historiques permettent de parler de compagnon, lieutenant ou subordonné, pas de présenter une intimité précise comme un fait.
Où Watanabe no Tsuna lui coupe-t-il le bras ?
La trame oppose Ibaraki-dōji à Watanabe no Tsuna. L’Oni attaque ou tente d’emporter le guerrier, qui dégaine son sabre et lui tranche un bras.
| Version | Scène | Précision |
|---|---|---|
| Ichijō Modoribashi | Une femme demande à Tsuna de la raccompagner puis révèle une forme démoniaque. | Version fréquente dans les estampes et objets sculptés. |
| Rashōmon | Tsuna affronte l’Oni près de la grande porte de Kyoto. | Version développée dans des récits et arts de la scène. |
| Tsuna Yakata | Ibaraki revient sous l’apparence de la tante Mashiba. | Épisode centré sur la récupération du bras. |
Les noms Higekiri, Higekirimaru ou Onikiri sont associés au sabre selon les traditions. Les fondre en une seule généalogie effacerait les différences entre les œuvres.
Comment récupère-t-il son bras ?
Ibaraki ne gagne pas par un second combat. Il adopte l’apparence d’une vieille femme proche de Tsuna, obtient l’autorisation de voir le membre enfermé, révèle sa forme et s’enfuit avec lui. Dans Tsuna Yakata, la visiteuse est la tante Mashiba. La base des arts de la scène du Théâtre national du Japon documente cette version.
L’identité de la femme, la durée de garde du bras et les conseils reçus par Tsuna varient. Le motif commun reste la ruse après la défaite physique.
Ibaraki-dōji est-il masculin ou féminin ?
Le personnage est masculin dans de nombreux récits, tandis que certaines œuvres ou adaptations lui donnent une apparence féminine. Le déguisement en tante Mashiba ne tranche pas à lui seul son genre dans toutes les traditions.
Ibaraki-dōji n’est pas un Hannya. Hannya est un masque du théâtre nō lié à une femme transformée par la jalousie. Ibaraki appartient au groupe plus large des Oni et utilise une apparence humaine pour tromper Tsuna.
Ibaraki-dōji dans l’image et le théâtre
Une estampe de Tsukioka Yoshitoshi conservée au musée d’Art de la ville de Chiba montre Watanabe no Tsuna et Ibaraki-dōji en 1885. D’autres estampes, netsuke, rouleaux et pièces déplacent l’action ou modifient son apparence.
Dai Yokai ne propose pas de portrait historique d’Ibaraki-dōji. Les créations Oni actuelles de Dai Yokai reprennent un vocabulaire visuel plus général. Elles sont imprimées en 3D PETG, poncées, peintes et finies à la main en Bretagne, sans devenir des objets rituels ni des copies de masques anciens.
Sources
- Ville d’Ibaraki, tradition locale d’Ibaraki-dōji.
- Ville d’Amagasaki, tradition de Higashi Tomimatsu.
- Musée préfectoral d’Histoire de Hyōgo, cycle du mont Ōe.
- Théâtre national du Japon, Tsuna Yakata.
- Musée d’Art de la ville de Chiba, estampe de Yoshitoshi.
Questions fréquentes
Ibaraki-dōji a-t-il réellement existé ?
Aucune preuve historique ne permet de le considérer comme une personne réelle. C’est une figure légendaire transmise par des traditions locales, des images et le théâtre.
Quel est son lien avec Shuten-dōji ?
Ibaraki-dōji est généralement décrit comme un compagnon important, un lieutenant ou un subordonné de Shuten-dōji dans le cycle du mont Ōe.
Le combat contre Tsuna a-t-il lieu à Rashōmon ?
Rashōmon est une version célèbre. D’autres œuvres placent la rencontre au pont Ichijō Modoribashi. Les deux traditions ne doivent pas être fusionnées en une seule scène certaine.
Ibaraki-dōji est-il masculin ou féminin ?
Son genre varie selon les récits et les adaptations. Le personnage est masculin dans de nombreuses versions, mais peut aussi être décrit ou représenté comme une femme-Oni.
