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Journal Dai Yokai

Teke-Teke : la légende urbaine du fantôme coupé en deux

Si vous entendez un claquement sec et rapide sur le bitume la nuit, teke… teke… teke…, la légende dit de ne pas vous retourner. C'est le bruit des coudes du Teke-Teke sur le sol quand il rampe pour vous rattraper. Loin des temples et des yokai traditionnels, ce fantôme hante les gares et les ruelles : c'est l'une des légendes urbaines japonaises les plus modernes, née avec l'essor du rail.

Teke-Teke : la légende urbaine du fantôme coupé en deux
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Une mort sur les rails

Comme souvent, tout part d'une tragédie. La légende raconte l'histoire d'une jeune fille, parfois nommée Kashima Reiko, tombée sur les voies d'une gare et coupée net en deux à la taille par un train. Sa haine était telle qu'elle n'est pas tout à fait morte : elle est revenue sous la forme d'un onryō, un esprit vengeur, ne gardant que la moitié supérieure de son corps. Depuis, elle se déplace sur ses mains ou ses coudes, à une vitesse décrite comme surnaturelle, et son but est macabre : couper ses victimes en deux pour qu'elles lui ressemblent.

C'est cette inéluctabilité qui rend le Teke-Teke effrayant. Malgré l'absence de jambes, elle rattrape, dit-on, même une personne qui court. Le nom lui-même n'est qu'un son, celui de la course sur le sol, ce qui le rend d'autant plus marquant.

Une peur ancienne dans un décor moderne

Le Teke-Teke est une légende récente, apparue après la Seconde Guerre mondiale avec la généralisation des trains, mais elle puise dans un fonds très ancien. C'est une variante moderne de la « femme vengeresse », cette figure que le théâtre Nō a fixée avec le masque Hannya, et qu'on retrouve dans la Kuchisake-onna. Comme elles, le Teke-Teke incarne une émotion poussée à l'extrême, ici la haine, qui transforme l'humaine en monstre. Sa popularité prouve que le folklore japonais n'est pas figé : il se réinvente avec les peurs de chaque époque, ici l'accident de train et l'agression nocturne, et il a inspiré films de J-horror et mangas.

Pour un masque porté, sombre et mobile

Si ce registre t’attire pour un costume, une photo portée ou une convention, le mouvement compte autant que la forme. Les masques articulés Dai Yokai jouent là-dessus : mâchoire mobile, volumes marqués, ombres qui changent quand tu bouges la tête.

Questions fréquentes

Qui est Teke-Teke ?

Une légende urbaine japonaise : le fantôme d'une jeune fille coupée en deux par un train, revenue en onryō (esprit vengeur). Elle erre la nuit, se déplaçant sur ses coudes, et cherche à couper ses victimes en deux pour qu'elles lui ressemblent.

Pourquoi ce nom de « Teke-Teke » ?

C'est le bruit sec et répété que font ses coudes ou ses mains sur le sol quand elle rampe à grande vitesse. Ce son est, dans la légende, le dernier avertissement avant qu'elle ne vous rattrape.

Le Teke-Teke est-il une vieille légende ?

Non. C'est une légende moderne, apparue après la Seconde Guerre mondiale avec l'essor du rail. Mais elle prolonge une figure très ancienne, la femme vengeresse, qu'on retrouve dans le Hannya et la Kuchisake-onna.

Peut-on échapper au Teke-Teke ?

La légende la décrit comme presque impossible à semer, capable de rattraper même un coureur. C'est précisément cette inéluctabilité qui fait sa terreur, là où d'autres esprits ont une parade connue.

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