Nekomata et Bakeneko en bref
| Repère | Bakeneko | Nekomata |
|---|---|---|
| Sens général | Chat transformé ou surnaturel | Yōkai félin nommé dans des récits anciens |
| Origine fréquente | Chat domestique devenu étrange | Créature des montagnes, puis vieux chat domestique |
| Code visuel moderne | Chat ou apparence humaine | Deux queues ou queue fendue |
| Limite | Le terme rassemble des récits différents | Les deux queues ne sont pas universelles dans les sources anciennes |
Le mot kaibyō (怪猫), « chat étrange » ou « chat surnaturel », peut servir de catégorie plus générale. Ce tableau donne donc des repères de lecture, pas une taxonomie fixe.
Que signifie Bakeneko ?
Bakeneko s’écrit 化け猫. Le verbe bakeru évoque le changement d’apparence et neko signifie chat. Le mot ne décrit pas une espèce avec une anatomie obligatoire. Il désigne d’abord un chat qui a franchi la limite entre l’animal familier et le phénomène surnaturel.
Les récits lui prêtent des comportements variables : parler, danser, se tenir debout, prendre forme humaine ou imiter un proche. Une notice du Centre international de recherche sur la culture japonaise rapporte par exemple un chat prenant l’apparence d’une vieille femme. Il s’agit d’un récit particulier, pas de la biographie de tous les Bakeneko.
Que signifie Nekomata ?
Le Nekomata a une histoire moins linéaire. Le journal Meigetsuki mentionne une créature féline en 1233. Vers 1330, le Tsurezuregusa juxtapose la bête des montagnes et la rumeur de chats domestiques vieillissants. L’étude de Watanabe Kōji sur ces deux textes montre que les récits médiévaux ne dessinent pas encore la classification moderne. La galerie documentaire « Cats » de Japan Search replace aussi les figures félines dans les textes, les images et les arts du spectacle japonais.
Une notice de 1913 conservée par Nichibunken raconte un vieux chat transformé qui revêt une robe de moine et chante la nuit. Cet exemple montre que le Nekomata ne se réduit ni aux deux queues ni au contrôle des morts.
Le Nekomata a-t-il toujours deux queues ?
Non. Deux queues constituent aujourd’hui un repère visuel courant, notamment dans le manga, le tatouage et le jeu vidéo. Les textes médiévaux ne les imposent pas. Une tradition collectée en 1931 par Nichibunken décrit toutefois une queue fendue en deux. Dire qu’un Nekomata a toujours deux queues et qu’un Bakeneko n’en a jamais qu’une transforme une convention actuelle en règle historique.
Pouvoirs et comportements selon les récits
- Métamorphose : le chat prend forme humaine ou imite une personne connue.
- Parole et danse : il adopte des gestes humains quand la maison dort.
- Lien avec les morts : certaines traditions l’associent aux cadavres ou aux funérailles, sans en faire une définition universelle.
Le Nekomata n’est pas un niveau supérieur obligatoire du Bakeneko. Les récits décrivent des figures proches, pas les étapes d’une évolution commune.
Pourquoi le chat devient-il un yōkai ?
Le chat vit près des humains tout en gardant une part difficile à contrôler. Il chasse la nuit, se déplace sans bruit et fixe parfois un point invisible pour son propriétaire. Dans une maison éclairée à la lampe, ces comportements ordinaires donnent une matière efficace au récit surnaturel.
Cette ambiguïté rejoint d’autres histoires d’animaux métamorphes. Le Kitsune peut lui aussi prendre forme humaine, mais ses récits appartiennent au renard et à d’autres contextes.
Interprétations contemporaines chez Dai Yokai
Le masque Nekomata de Dai Yokai n’est pas un masque ancien ni un objet rituel. Il reprend les oreilles, le regard félin et l’ambiguïté du chat surnaturel. Il est imprimé en 3D PETG, poncé, peint et fini à la main en Bretagne.

Le Neko Hannya est une autre création contemporaine. Elle croise une figure féline avec les codes du masque Hannya. Ce nom décrit un design de l’atelier, pas un yōkai historique appelé « Neko Hannya ».
Sources
- Japan Search, « Cats », galerie documentaire sur les chats dans les textes et images du Japon.
- Watanabe Kōji, « Les chats-monstres du Japon », pour les attestations médiévales.
- Nichibunken, notice Nekomata de 1913.
- Nichibunken, tradition collectée en 1931, pour la queue fendue.
- Nichibunken, notice Bakeneko.
- The Book of Yōkai, Michael Dylan Foster, consulté le 6 septembre 2026.
Questions fréquentes
Le Nekomata a-t-il toujours deux queues ?
Non. C’est son code visuel moderne le plus connu, mais plusieurs sources anciennes insistent sur d’autres traits.
Le Nekomata est-il une évolution du Bakeneko ?
C’est une classification moderne pratique, pas une règle générale du folklore. Les deux figures ont des frontières variables.
Le masque Nekomata Dai Yokai est-il traditionnel ?
Non. C’est une création contemporaine inspirée du chat surnaturel, imprimée en 3D PETG, poncée, peinte et finie à la main en Bretagne.
