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Journal Dai Yokai

Top 10 des yokai japonais à connaître

Si tu découvres les yokai, cette page sert de point de départ. Les yokai forment un ensemble très large d'esprits, de créatures et de phénomènes du folklore japonais, et on s'y perd vite. J'ai donc retenu les dix figures les plus utiles à connaître pour comprendre le reste : Oni, Kitsune, Hannya, Tengu, Kappa, Tanuki, Yūrei, Jorogumo, Nekomata et Gashadokuro. Chacune a son article dédié sur le blog quand le sujet mérite plus de place.

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1. Oni (鬼) : l'ogre gardien

L'Oni est un ogre surnaturel, qu'il vaut mieux ne pas confondre avec le démon de la tradition chrétienne. On le reconnaît à ses cornes, ses crocs, sa peau rouge ou bleue et sa massue de fer. Il terrifie et il punit, mais il protège aussi : les tuiles onigawara, sculptées d'un visage d'Oni, gardent encore les toits des temples contre le malheur. C'est ce double rôle, effrayant et protecteur, qui en fait l'une des figures les plus présentes du folklore.

Masque Oni japonais fait main Dai Yokai en Bretagne
Mon masque Oni, disponible ici.

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2. Kitsune (狐) : le renard sacré

Le Kitsune est un renard capable de prendre forme humaine. Comme messager du dieu Inari, lié au riz, au commerce et à la prospérité, il peut se montrer protecteur, on l'appelle alors Zenko, ou farceur, c'est le Nogitsune. Plus il vieillit, plus il gagne de queues, jusqu'à neuf pour les plus puissants. C'est sans doute le yokai le plus visible dans les festivals japonais, où son masque blanc revient chaque année.

Masque Kitsune japonais fait main Dai Yokai en Bretagne, renard yokai du folklore japonais

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3. Hannya (般若) : la femme devenue démon

Le Hannya n'est pas un Oni, même si on les confond souvent. C'est une femme dont la jalousie ou la douleur d'une trahison ont été si fortes qu'elle s'est transformée en démon cornu. Son masque de Nô a une particularité célèbre : il change d'expression selon l'angle sous lequel on le regarde, passant de la rage quand il est de face à la tristesse quand on l'incline vers le bas. C'est aussi la confusion la plus courante du folklore : beaucoup de gens désignent un Hannya en parlant d'un « bel Oni ».

Masque Hannya japonais fait main Dai Yokai en Bretagne, figure du théâtre Nô et du folklore japonais

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4. Tengu (天狗) : le maître d'armes de la montagne

Le Tengu est un esprit des montagnes, à mi-chemin entre le yokai et la divinité. Il existe sous deux formes principales : le Karasu Tengu, au bec de corbeau, plutôt guerrier, et le Daitengu, au long nez rouge, presque un dieu. Ce nez est associé à l'orgueil au point que l'expression tengu ni naru, « devenir un Tengu », signifie en japonais avoir pris la grosse tête. La légende lui prête aussi un rôle de maître d'armes : c'est un Tengu, le roi Sōjōbō du mont Kurama, qui aurait enseigné le sabre au jeune Yoshitsune.

Masque Tengu japonais fait main Dai Yokai en Bretagne, yokai des montagnes au long nez

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5. Kappa (河童) : la créature de rivière

Le Kappa vit dans les rivières et les étangs. On le décrit comme un mélange de tortue et d'enfant, avec une coupelle d'eau sur le crâne : si elle se vide, il perd sa force. Il adore le sumo, raffole des concombres, et a une habitude nettement moins sympathique, celle d'attraper les gens par les pieds pour les entraîner sous l'eau. La parade, racontée dans plusieurs régions, tient de la blague : il suffit de le saluer poliment. Le Kappa, par politesse, rend la révérence, renverse sa coupelle et se retrouve sans force.

Kappa yokai japonais des rivières, illustration du folklore japonais Dai Yokai Bretagne

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6. Tanuki (狸) : le blagueur porte-bonheur

Le Tanuki est un animal qui existe vraiment, le chien viverrin, devenu dans le folklore un yokai farceur, métamorphe et bon vivant. Il est aussi connu pour ses attributs anatomiques très généreux, qui n'ont rien de vulgaire dans la culture japonaise : ils symbolisent la chance financière, à l'origine par un jeu de mots sur le travail de l'or. On le croise un peu partout en céramique devant les restaurants, chapeau de paille sur la tête et bouteille de saké à la main.

Tanuki yokai japonais porte-bonheur, illustration du folklore japonais Dai Yokai Bretagne

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7. Yūrei (幽霊) : le fantôme japonais

Le Yūrei n'est pas une créature mais un esprit humain resté coincé entre la vie et la mort. On le représente en kimono blanc funéraire, les cheveux longs et noirs, sans pieds, flottant au-dessus du sol. Ce qui le retient ici, c'est presque toujours un sentiment trop fort au moment de mourir : le regret, la haine ou l'amour. La plus connue est Oiwa, défigurée par son mari, qui revient le hanter, une histoire qui a inspiré une grande partie du cinéma d'horreur japonais.

Yūrei fantôme japonais, illustration du folklore japonais Dai Yokai Bretagne

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8. Jorogumo (絡新婦) : la femme-araignée

La Jorogumo est, selon la légende, une araignée Trichonephila clavata (longtemps classée sous le nom de Nephila clavata) qui, après quatre cents ans, prend l'apparence d'une femme d'une grande beauté pour séduire et dévorer les hommes. Elle joue souvent du biwa, un luth, pour envoûter ses proies avant de les enfermer dans ses fils. Sa méthode n'a rien de brutal : elle installe d'abord la confiance, puis referme lentement le piège.

Jorogumo femme-araignée yokai japonais, illustration du folklore japonais Dai Yokai Bretagne

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9. Nekomata (猫又) : le chat démon

Le Nekomata est un chat domestique qui, après plusieurs décennies, se transforme en yokai. Sa queue se fend en deux, d'où son nom de « chat fourchu ». On lui prête la parole, la marche sur deux pattes et le pouvoir de manipuler les morts comme des marionnettes. Cette crainte était assez réelle pour qu'au Japon certains propriétaires coupent la queue de leur chat afin d'empêcher la transformation. Le Bakeneko est son cousin, moins puissant.

Nekomata et Bakeneko chats yokai japonais, illustration du folklore japonais Dai Yokai Bretagne

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10. Gashadokuro (がしゃどくろ) : le squelette géant

Le Gashadokuro est un squelette gigantesque, haut d'une quinzaine de mètres, formé des ossements de soldats morts au combat et laissés sans sépulture. Il erre la nuit, saisit les voyageurs isolés et les dévore. Son seul point faible est sonore : un cliquetis d'os annonce son approche. On le connaît surtout par une estampe de Kuniyoshi, où le guerrier Mitsukuni affronte un squelette géant invoqué par la princesse Takiyasha (vers 1844), l'une des images les plus reproduites de l'ukiyo-e.

Gashadokuro squelette géant yokai japonais, illustration du folklore japonais Dai Yokai Bretagne

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Passer du folklore à un vrai masque

Le folklore donne l’idée. L’objet, lui, doit tenir dans la main, sur un mur ou sur un stand. Les masques japonais faits main Dai Yokai partent de cette base : Oni, Hannya, Kitsune, Tengu ou Mempo, chacun avec une présence différente.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre un yokai et un yūrei ?

Le yokai est une créature surnaturelle : un animal, un objet ou un esprit transformé. Le yūrei est un fantôme humain, l'esprit d'un mort retenu entre les mondes par le regret, la haine ou l'amour. Un Kitsune est un yokai, Oiwa est un yūrei.

Quel est le yokai le plus dangereux ?

En force brute, l'Oni reste le plus destructeur. Le plus retors est sans doute la Jorogumo, qui tue par séduction et patience, ou le Gashadokuro, presque impossible à arrêter.

Les yokai existent-ils vraiment ?

Plusieurs sont nés d'animaux réels. Le Kitsune est un renard, le Tanuki un chien viverrin (Nyctereutes procyonoides), la Jorogumo une araignée Trichonephila clavata. Le folklore a simplement amplifié leurs traits naturels en pouvoirs surnaturels.

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