Aller au contenu
Dai Yokai

Masques inspirés du folklore japonais

Panier 0
Chōchin-obake : comprendre la lanterne yōkai japonaise

Folklore japonais

Chōchin-obake : comprendre la lanterne yōkai japonaise

Qu'est-ce qu'un Chōchin-obake ? Apparence, vraie lanterne chōchin, lien avec les tsukumogami, différence avec Oiwa et lanternes d'Obon.


Le Chōchin-obake est un yōkai représenté comme une lanterne chōchin dont le papier déchiré devient une bouche. Il est surtout connu par les images et ne possède pas une légende unique. Son lien avec les tsukumogami, Oiwa et les lanternes d’Obon demande donc plusieurs distinctions.

Qu’est-ce qu’un Chōchin-obake ?

Que signifie son nom ?

Chōchin désigne une lanterne japonaise pliable. Obake vient du verbe bakeru, changer de forme, et sert à parler d’une apparition ou d’un être transformé. La traduction « lanterne fantôme » est pratique, mais elle ne signifie pas qu’une personne morte habite nécessairement l’objet.

C’est ce qui le distingue d’un yūrei. Le guide sur ce qui caractérise un yūrei décrit le fantôme humain, tandis que le Chōchin-obake appartient d’abord au monde des objets transformés.

Pourquoi son apparence varie

Le papier déchiré peut former une bouche, l’intérieur rouge une langue, et le haut de la lanterne un visage. Certaines images montrent un œil, d’autres deux. La silhouette est stable, mais aucun nombre d’yeux ni comportement ne vaut pour toutes les œuvres.

À quoi ressemble une vraie lanterne chōchin ?

Le ministère japonais des Affaires étrangères décrit une lanterne faite de papier washi posé sur des cercles de bambou. Une bougie l’éclairait de l’intérieur et l’armature pouvait se replier pour faciliter le transport.

Ce support réel explique l’image du yōkai. La déchirure de la feuille devient une bouche et les cercles donnent un corps articulé. Cette transformation visuelle suffit à produire une figure immédiatement reconnaissable.

Le Chōchin-obake est-il un tsukumogami ?

Le motif des objets presque centenaires

Le Chōchin-obake est couramment rangé parmi les tsukumogami, les objets devenus animés ou monstrueux. Cette catégorie le rapproche des parapluies, instruments et ustensiles transformés. Elle permet de le situer parmi les grandes familles de yōkai japonais.

Ce que le Tsukumogami ki ne permet pas d’affirmer

La Bibliothèque nationale de la Diète et l’étude de Noriko T. Reider sur le Tsukumogami ki replacent le seuil de presque cent ans dans un récit de l’époque de Muromachi. Des outils abandonnés y deviennent vengeurs avant de se repentir et d’atteindre l’éveil. Ce texte ne fixe pas une loi selon laquelle chaque objet japonais recevrait automatiquement une âme à son centième anniversaire.

On peut aujourd’hui utiliser cette histoire pour parler du soin donné aux objets et du gaspillage. C’est une lecture moderne, pas une origine écologique démontrée du récit.

Une figure surtout connue par les images

Une part importante de la notoriété actuelle de la lanterne yōkai passe par les images, les jeux, le théâtre et la culture populaire. Son caractère varie avec l’œuvre, sans comportement canonique unique.

Trois confusions à éviter

Figure ou objet Définition À ne pas conclure
Chōchin-obake Lanterne transformée en yōkai Qu’elle possède une seule histoire canonique
Tsukumogami Catégorie d’objets animés ou transformés Que tous obéissent automatiquement à une règle des cent ans
Oiwa-chōchin Fantôme d’Oiwa associé à une lanterne Que toute lanterne yōkai représente Oiwa
Lanterne d’Obon Lanterne employée pour accueillir ou guider les ancêtres Qu’il s’agit d’un Chōchin-obake rituel

Oiwa-chōchin

Oiwa est l’héroïne spectrale du Tōkaidō Yotsuya Kaidan. Le Metropolitan Museum of Art conserve une estampe de 1832 où son visage apparaît sur une lanterne brisée. Oiwa-chōchin porte donc l’identité et le récit d’une femme précise. Le Chōchin-obake générique est anonyme.

Lanterne d’Obon

Des lanternes sont allumées pendant Obon pour accueillir et guider symboliquement les esprits des ancêtres. Le Metropolitan Museum of Art documente cet usage. Une lanterne rituelle et une lanterne dessinée comme yōkai appartiennent à deux contextes différents.

L’interprétation contemporaine Dai Yokai

J’adore le Chōchin-obake. Son côté difforme me fait penser aux Looney Tunes, et c’est cette silhouette qui m’a donné envie d’en faire une pièce. J’ai gardé l’œil unique et la grande langue pour leur force visuelle. Quand les gens la voient en vrai, la réaction qui revient surtout est qu’elle est marrante.

La difficulté principale était l’intérieur. Je voulais pouvoir y placer une lumière, mais la peinture bloque une grande partie de l’effet. J’ai conservé la cavité pour réduire la matière et laisser éventuellement un peu de lumière sortir par la bouche, sans promettre le résultat d’une lampe.

Création Chōchin-obake Dai Yokai à l'œil unique et à la grande langue
Cette interprétation actuelle joue sur une silhouette difforme et expressive. Ce n’est pas une lanterne d’Obon.

La pièce est imprimée en 3D PETG, poncée, peinte et finie à la main en Bretagne. La fiche de la création Chōchin-obake reste la référence pour ses dimensions et sa disponibilité.

Sources

Questions fréquentes

Que signifie Chōchin-obake ?

Chōchin désigne une lanterne japonaise pliable. Obake désigne une apparition ou un être transformé. Le nom signifie donc une lanterne devenue surnaturelle.

Un objet devient-il yōkai à cent ans ?

Pas automatiquement. Le motif de l’objet presque centenaire vient d’un récit médiéval précis et ne forme pas une règle générale pour tous les yōkai d’objets.

Chōchin-obake et Oiwa-chōchin sont-ils identiques ?

Non. Oiwa-chōchin représente le fantôme nommé Oiwa associé à une lanterne. Le Chōchin-obake générique est une lanterne yōkai anonyme.

Le Chōchin-obake est-il une lanterne d’Obon ?

Non. Les lanternes d’Obon ont une fonction commémorative liée aux ancêtres. Le Chōchin-obake appartient à l’imagerie fantastique.